FO Jeunes

, par udfo38

FO c’est aussi les Emplois Jeunes

FO édite des plaquettes, un journal à destination des jeunes. Le rapport du Sénat au sujet des emplois-jeunes "pour une sortie en bon ordre bilan à mi-parcours des emplois-jeunes" précise qu’au mois de septembre 2000 le nombre de jeunes embauchés doit être effectivement entre 230 000 et 240 000 répartis ainsi : justice 1000 - éducation nationale 89 000 - associations/collectivités 166 000. Il s’agit de contrat à durée déterminée de soixante mois.

En principe le salaire de base équivaut au moins au SMIC. Les emplois sont généralement à plein temps, mais des dérogations existent pour le temps partiel (qui ne peut être inférieur au mi-temps).

La protection sociale des emplois est identique à celle des autres salariés en matière de maladie, maternité.

Tout emploi-jeune a le droit de se syndiquer au syndicat de son choix, et d’accéder à l’heure d’information syndicale.

Mais le dispositif arrive à échéance, ou plutôt au terme de l’expérience. Nous avons, lors de leur installation, indiqué qu’il fallait s’attendre à un effet boomerang. Que deviendront ces jeunes aprés leur contrat, disions-nous ? Un jeune est avant tout un travailleur, qui doit être traité sans discrimination : encore faut-il qu’on lui accorde le droit d’accéder à un véritable emploi. Être jeune ne devrait pas être incompatible avec l’espoir d’avoir un travail inscrit dans la durée et permettant d’envisager l’avenir avec sérénité.

Ce cri d’alerte n’a pas été entendu, ou du moins à été insuffisamment entendu. Le système qui a généré une certaine espérance ne doit pas conduire à un retour à la case départ, la frustration serait alors grande, très grande. Nous n’ignorons pas que la formation n’a été bien souvent qu’initiation. Nous n’ignorions pas que la notion de 5 ans (contrat de..) tente les entreprises privées.

Pour FO c’est clair :

Tous les emplois-jeunes dans le secteur privé doivent être intégrés dans le cadre des conventions collectives inhérentes à leurs activités. Dans le secteur public, les emplois-jeunes doivent être employés en poste statutaire, avec possibilité pour l’emploi-jeune d’être recruté directement sur le poste qu’il occupe.

FO dit oui à une professionnalisation qui garantit à tout les emplois-jeunes en contrat aujourd’hui un véritable avenir pour demain.

Mais FO dit non à un projet qui reviendrait à faire du programme "nouveaux services - nouveaux emplois" une machine à exclure en organisant tous les 5 ans un "turn-over" infernal entre

350 000 jeunes qui trouvent un emploi, et 350 000 autres qui retournent grossir les chiffres du chômage.

Les jeunes remplissent une fonction, cela correspond à un besoin, alors concrétisons-le.