1er MAI en Isère , 3500 manifestants à Grenoble, 250 à 300 à Bourgoin-Jallieu et Voiron Pour en finir avec l’état d’urgence permanent !

, par udfo38

Le 1er MAI, nous avons réaffirmé dans la rue : "Ce n’est pas d’un « plan de relance » dont nous avons besoin mais d’un plan de rupture avec les logiques du capital !"

Ci-dessous des extraits du discours de Philippe Beaufort, secrétaire de l’Union départementale FO :

Intervention UD FO le 1er mai à Grenoble, à la fin de la manifestation qui a rassemblé 3500 personnes « Depuis le début de la pandémie de Covid-19, les aides publiques ruissellent sans limite sur le secteur privé ! En octobre 2020, devant un parterre d’entrepreneurs, Bruno Le Maire s’enflammait : « C’est dans ces moments de crise qu’il faut profiter de l’argent de l’État, croyez-moi ce n’est pas tous les jours que vous verrez un ministre des Finances vous dire : vous avez besoin d’argent, je vous en donne ! »

Les étudiants font la queue devant les banques alimentaires, les soignants sont épuisés par un système hospitalier asphyxié, les caissières et toutes les autres premières de corvée attendent toujours d’être revalorisées, les services publics s’étiolent par manque de moyens, le monde de la culture dépérit, les petites entreprises et le secteur non lucratif souffrent, tout comme l’essentiel des salariés, tandis que les pauvres s’appauvrissent et les précaires se précarisent. En 2020, toutes les multinationales du CAC40 ont touché des aides publiques liées au Covid-19 ! Y compris les 26 qui ont versé un généreux dividende en 2020. Et qui s’apprêtent à recommencer : 51 milliards d’euros sont prévus pour les actionnaires en 2021, 22% de plus que l’an passé ! L’équivalent de l’ensemble des rémunérations annuelles des 960 000 personnels des hôpitaux publics ! Ou la construction de près de 1 300 lycées de mille élèves. Mille fois plus que le montant du plan d’aide au secteur culturel !

L’union Départementale FO Isère réaffirme son exigence de retrait intégral des mesures liberticides (sécurité globale, séparatisme, décrets sur le fichage) et de retour sans délai des libertés individuelles et collectives : libertés de réunions, de circulation...

En ce 1er mai 2021, 150ème anniversaire de la Commune de Paris, nous réaffirmons que l’on ne peut séparer la République et la justice sociale. Aussi, nous appelons les travailleurs dans le public comme dans le privé, à renforcer leurs syndicats et à établir les cahiers de revendications à tous les niveaux, pour les salaires, l’emploi, la protection sociale, les services publics, les conventions collectives et les statuts, l’amélioration des conditions de travail. Vive le syndicalisme libre et indépendant ! Vive la solidarité internationale des travailleurs ! Vive le 1er mai des revendications !  »